94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris
Tél. : 01 48 05 88 27 - Fax : 01 48 05 88 21
Réservation : 01 47 00 25 20
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Jus de cactus
Exposition

du 24 mai au 14 juin
tous les jours de 14h à 19h
nocturne le mardi jusqu’à 22h
entrée libre

Lors de l’élaboration de cette exposition dédiée à la jeune scène artistique palestinienne, le choix s’est vite imposé de donner la primauté à l’image : le film, le documentaire et la vidéo d’art. Ce primat de l’image s’accorde à l’évolution des pratiques artistiques de la jeune génération. Il répond également à un autre objectif : « se laver » de l’imagerie médiatique, évènementielle et guerrière, à l’aide d’autres images, celles de l’imaginaire artistique, plus proches de la sensibilité et du vécu des habitants de Palestine. Ces images alternatives ont été conçues par 10 artistes de 25 à 35 ans, en provenance de la bande de Gaza et de Cisjordanie. Elles se concentrent sur les espaces du quotidien désertés par l’ « information », et réinterprètent la dureté des situations de vie avec une distance et un humour salutaires. Aucun évitement du réel dans cette démarche, aucune fuite dans l’esthétisme, mais un même regard distancié. Ironique et amer, comme un jus de cactus...

► 2 FILMS DOCUMENTAIRES

1°) Gaza Souvenirs / Samuel Albaric, 2008, 46’ (Goyave Production)
« il est commode pour découvrir une ville de savoir comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt » Albert Camus

Cette phrase de Camus est le fil rouge de ce film, rythmé par les échanges téléphoniques entre un jeune palestinien Wissam et Sam le réalisateur. Ils nous entraînent à travers Gaza, partager l’humour joueur des sauveteurs de la plage, échanger avec les boulangers séducteurs de jeunes filles, pénétrer la crainte des vendeurs de légumes guettés par les Djinns...

2°) JHamorabi / Ala’ Abu Ghoush, Dima Abu Ghoush, 2008, 17’
Un premier film, drôle et satirique. Hamorabi, ou Abu Nahed comme on l’appelle dans les rues de Ramallah, était candidat aux législatives de 2006. Sa particularité : il est atteint de démence. Mais est-il rééllement fou ? La situation ne l’est-elle pas davantage ? Un regard à la Tati sur le débarquement des mass-médias dans la quotidienneté des rues de Ramallah.

Les 2 films sont projetés à 14h30, 18h et le mardi à 21h .
Pour obtenir les horaires de chaque projection :
www.maisondesmetallos.org ou 01 48 05 88 27

► 5 VIDEASTES

1°) Jumana Abboud (Jérusalem) / an untitled life drawing
Une vidéaste et performeuse originaire de Galilée, fondatrice de la « Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art » et organisatrice de « The Jerusalem Show », un parcours artistique dans les rues et sur les places de Jérusalem. « an untitled life drawning », projetée sur 3 grands écrans, baignera l’exposition dans l’atmosphère et la lumière des paysages et des visages de Palestine.

2°) Nahed Awwad (Ramallah) / Going for a ride
« Going for a ride » est sans doute la plus audacieuse installation artistique réalisée dans l’espace public palestinien. La réalisatrice Nahed Awwad a participé à cette oeuvre de la plasticienne Vera Tamari, figure de l’art palestinien. Un cimetière de voitures à haute charge symbolique et une preuve en acte de la force de l’art. Elle travaille actuellement à un film sur l’aéroport disparu de Jérusalem, « Landing in Jerusalem Airport » (titre provisoire).

3°) Shuruq Harb (Ramallah) / Untitled, 2006
Une installation onirique et zen. Une métaphore de la liberté proposée par une artiste émergente de 27 ans. Remarquée tout d’abord pour ses séries photographiques (« Traces of Honor »), elle travaille actuellement sur le développement du shopping à Ramallah et sur les fines stratégies mises en oeuvre par les jeunes femmes pour concilier séduction et tradition.

4°) Sharif Waked (Haifa) / Chic point
Carte blanche à la Fondation A.M. Qattan
Une carte blanche a été laissée à la Fondation A. M. Qattan, institution indispensable à la scène artistique palestinienne. Son choix s’est portée sur Sharif Waked, très remarqué pour sa vidéo « Chic Point ». “Chic Point” propose une « mode pour les checkpoints » (postes de contrôle) et fait dialoguer sur un fond rythmique deux univers apparemment opposés – celui de la haute couture et celui de l’enfermement – Une belle réflexion sur l’esthétique, le corps, le contrôle et la liberté.

5°) Mohanad Yaqoubi (Ramallah) / Rico en Palestine
La traversée d’un danseur contemporain dans une ville palestinienne rendue méconnaissable par cette intrusion inopinée. Mohanad Yaqoubi est le fondateur d’Idioms Film, un carrefour de la jeune production audiovisuelle palestinienne. Il a de nombreux films et vidéos à son actif : « Fix » (2004), « Carneval » (2004), « Out of Cigarettes » (2005), « Insomnia » (2005), « June » (2006), « Traffic » (2006). Performances/ échanges avec Jean Gaudin, danseur et chorégraphe. www.idiomsfilm.com

► 3 INSTALLATIONS PLASTIQUES

1°) Magic box, 2004 / Mohamed Abu Sall (Gaza)
Né dans un camp de réfugiés, vivant à Gaza, Mohamed Abu Sall est membre de l’ « Eltiqa Group for Contemporary Art ». Il partage son temps entre son travail d’artiste et les cours de peinture qu’il donne aux enfants de Gaza. Ses « magic box » qui ont reçu le prix de la Fondation Al Qattan en 2004. Des boîtes paradoxales pour conjurer l’enfermement. www.eltiqa.com

2°) Panorama, série photos, 2008 / Jawad El Malhi (Ramallah)
Après des études de peintures à Jérusalem et en Cisjordanie, Jawad El Malhi est considéré comme l’un des artistes palestiniens les plus prometteurs. Son talent l’a amené à exposer au Japon et aux Etats-Unis. Il nous livre avec « Panorama », une série de photographies momumentales qui découpe le tissu urbain de Ramallah. De grandes « tranches » de ville pour saisir son atmosphère singulière.

3°) Untitled, textiles, 2000 / Tina Sherwell (Ramallah)
Tina Sherwell mène un double parcours d’artiste et de critique. Ses travaux sur la construction de l’identité palestinienne et sur la représentation du corps dans l’art palestinien font référence. Elle est responsable de la galerie virtuelle de l’Université de Birzeit. L’oeuvre présentée est une métaphore délicate de la fragilité d’un territoire. http://virtualgallery.birzeit.edu/home

► LECTURE MUSICALE
des chroniques de Ramallah de Gilles Kraemer

Parce qu’il parle allemand, le ministère français des affaires étrangères confie à Gilles Kraemer, en 2004, la direction du tout nouveau Centre culturel de Ramallah. Pendant trois ans, il découvre les ambiguïtés de l’histoire immédiate et rencontre une société palestinienne insoupçonnée, vivante et inventive. Ses chroniques (« Jours tranquilles à Ramallah », Paris, Editions Riveneuve, 2008) seront lues par la comédienne Florence Carrique-Allaire et mises en musique par Abdeladi El-Rharbi, joueur et compositeur de oud.

jeudi 29 mai à 19h30
mardi 3 juin à 22h
mardi 10 juin à 22h

► CONCERTS DE CLOTURE

Les Nouvelles Andalousies
Concerts par les Choeurs et l’Orchestre des métallos, le groupe TOURAB , avec la participation d’Abdulatif Yacoub
Vendredi 13 et samedi 14 juin à 20h30

En clôture de l’exposition, les Chorales et l’Orchestre des métallos invitent le groupe palestinien TOURAB et le musicien yéménite Abdulatif Yacoub pour deux concerts inédits. Cette création inspirée par les oeuvres de Mahmoud Derwich et Samih Al-Qassim s’inscrit dans la droite ligne du travail mené par Claire et Berry Hayward, emblématique de l’esprit de la Maison des métallos, pour faire se rencontrer le proche et le lointain, des répertoires traditionnels et des compositions originales, des amateurs et des professionnels.


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