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Ciné-Croque : 300 jours de colère
Projection

mardi 15 décembre à 19h30
entrée libre

Par Attac Paris 11

Chaque 3ème mardi du mois ATTAC Paris 11ème propose une rencontre thématique autour d’un documentaire, suivie d’un débat et d’un temps convivial.

► 300 jours de colère
de Marcel Trillat
2002, 80’

Résumé 2001-2002 : durant 9 mois, les 123 ouvriers de l’usine de filature Mossley près de Lille luttent pour l’obtention d’un plan social digne de ce nom. Seule arme des salariés : un trésor de guerre de 700 tonnes de fils qu’ils menacent de détruire à la moindre alerte...
Une plongée dans le monde ouvrier et ses techniques de lutte doublée d’une enquête sur une affaire de délocalisation pas très nette.
Une histoire humaine suivie pendant neuf mois par des témoins discrets, mais aussi de plus en plus émus et révoltés au fil des rencontres et des amitiés qui se nouent.
300 jours de colère est le premier volet d’une trilogie documentaire de Marcel Trillat consacrée à la description de la classe ouvrière aujourd’hui.

Descriptif Une de plus, une parmi tant d’autres : Moulinex, Danone, Marks & Spencer, Bata. Le 22 juin 2001, c’est au tour d’une filature du groupe Mossley à Hellemmes près de Lille : les 123 salariés apprennent brutalement la liquidation de leur entreprise. La direction, qui ne les a prévenus de rien, accorde royalement 1 343,5 euros d’indemnités à ceux qui ont dix ans d’ancienneté et 2 748 euros à ceux qui sont là depuis vingt ans. Mais les salariés, qui soupçonnent le groupe Mossley Badin d’avoir volontairement vidé les comptes de cette filiale, estiment que la maison mère leur doit beaucoup plus que le minimum conventionnel. Pour faire pression sur les dirigeants, ils ont confisqué le “trésor de guerre” de l’entreprise : 700 tonnes de fils d’une valeur de 20 millions de francs qu’ils menacent de détruire à la moindre alerte.
Le réalisateur Marcel Trillat a su donner toute sa force à cette histoire - malheureusement banale - en partageant pendant dix mois le quotidien des grévistes.
Il montre les rouages de la lutte : l’union entre les syndicats, la répartition des tâches, une opération coup de poing. La prise de contrôle du siège social à 3 heures du matin par des grévistes partagés entre euphorie et colère constitue d’ailleurs un des moments forts du film.
Il mène aussi l’enquête, coinçant un des dirigeants au sortir d’une réunion, interrogeant un gros client qui confirmera que l’entreprise aurait pu continuer son activité, et allant visiter la filiale turque créée pour remplacer Mossley-Hellemmes.
Enfin, il brosse une émouvante série de portraits d’ouvriers et de syndicalistes du Nord, qui livrent leurs espoirs, leur colère et leur tristesse avec chaleur et spontanéité.
Épilogue ? Au bout de douze semaines de conflit, la direction s’est engagée à régler à chaque salarié une indemnité complémentaire de 12 213 euros. Mais elle n’a jamais rien payé, et c’est le conseil régional qui a finalement mis la main au porte-monnaie.

mardi 15 décembre à 19h30
entrée libre



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