94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris
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Réservation : 01 47 00 25 20
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Avec Neil Bissoondath et Zoe Whittall
Pour le 20e anniversaire des Belles Étrangères
le 14 novembre à 18h
entrée libre dans la limite des places disponibles
R.S.V.P. 01 40 67 85 45
Les belles étrangères, festival littéraire, accueille chaque année un groupe d’écrivains d’un même pays ou d’une même aire géographique. Pendant une quinzaine de jours, à l’invitation des librairies, des bibliothèques, des établissements scolaires, des universités et associations culturelles partenaires, ces auteurs vont à la rencontre du public français à travers tables rondes et lectures publiques.
Invité à représenter l’Amérique du Nord, le romancier (La Clameur des ténèbres, éd. Boréal) et essayiste canadien (Le marché aux illusions, la méprise du multiculturalisme, éd. Boréal), Neil Bissoondath est accompagné de sa compatriote Zoe Whittall.
Rencontre animée par Catherine Pont-Humbert (Productrice à France Culture)
En collaboration avec les Belles Étrangères et la Librairie du Québec à Paris.
Plus d’informations :
http://www.belles-etrangeres.culture.fr/
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Zoe Whittall est née en 1976 à South Duram (Québec). Aucun de ses livres n’est encore traduit en français, mais elle est déjà très connue dans son pays. Cette Canadienne qui se réclame de la queer poetrya publié son premier poème à 19 ans dans la revue Index. Son premier recueil de poèmes, The Ten Best Minutes of your Life, a été publié en 2001 (McGilligan Books) et le deuxième, The Emily Valentine Poems, en 2006 (Snare). Le père de Zoe Whittall était musicien et sa mère travailleuse sociale, mais ils élevaient aussi des moutons. Zoe dit que les éleveurs de moutons souffrent du même manque de reconnaissance que les poètes, toute la gloire va aux éleveurs de bovins et aux romanciers.
A l’âge de 18 ans, elle a quitté la campagne pour Montréal où elle a vécu jusqu’à 21 ans une vie d’étudiante, de poète, de musicienne et de militante gay et féministe, avant de s’installer à Toronto. Son premier roman, Bottle Rocket Hearts (Cormorant Books, 2007), se passe dans les années 90 et raconte les amours de deux jeunes femmes dans les milieux marginaux d’un Montréal plus sombre et plus vivant qu’on n’a l’habitude de le voir. La critique canadienne a vu en elle l’héritière du romancier Mordecai Richler.
Elle travaille aujourd’hui à un roman qui a pour personnage principal une agoraphobe et à un roman pour adolescents qui parle de sexe et de fondamentalisme religieux. Elle finit les interviews en disant qu’elle aurait aimé être interrogée sur sa playlist qui comprend entre autres And you Belong to me (Scream Club), Good Enough (Cyndi Lauper), Growing up in Springfield (Team Dresch) et Always on my Mind (Willie Nelson).
Neil Bissoondath parraine Zoe Whittall. Né en 1955 à Trinidad, il vit au Canada depuis l’âge de 18 ans. Romancier et novelliste, il a participé aux Belles Etrangères en 1996. Son dernier roman traduit en France est la Clameur des ténèbres (Phébus, 2007).
« J’ai choisi Zoe Whittall à cause de la grande qualité de son roman Bottle Rocket Hearts. J’y ai trouvé une nouvelle voix, une sensibilité riche et ouverte à son monde et un langage moderne et poétique sans être obscur. Zoe présente une nouvelle vision de Montréal. On y découvre la ville des jeunes marginalisés, perspective absente de la littérature canadienne anglophone.
J’ai aussi beaucoup aimé ses personnages, qu’elle décrit avec sensibilité et humour. En explorant leurs joies et leurs angoisses, elle nous montre des êtres humains sympathiques, émouvants. Elle a changé ma façon de les voir.
Zoe a vécu à Montréal une vie très différente de la mienne. Mais nous nous ressemblons dans notre intérêt pour les êtres humains.
Un de mes thèmes est l’exil, le déracinement, souvent chez les immigrants. Zoe, elle, nous montre des Canadiens exilés et déracinés, une réalité cachée de nos villes. Elle représente une nouvelle voix, qui traduit la réalité de sa génération.
Un auteur confirmé peut toujours donner des conseils à un auteur débutant. Il faut aussi encourager les jeunes auteurs à persévérer. Écrire un deuxième roman est souvent difficile après un premier roman bien accueilli. Moi-même, je n’ai jamais été "parrainé" par un autre écrivain, mais j’ai été encouragé par mon oncle, V.S. Naipaul, qui m’a donné son point de vue en me rappelant que, pour un romancier, le roman le plus important, c’est le suivant, et que c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. »
