à partir de 14h sauf le lundi du 3 au 28 février 2016
Exposition

On l’appelait « Chocolat »

Sur les traces d’un artiste sans nom
  • Au cours de ces recherches, l’historien Gérard Noiriel, commissaire de l’exposition, a rassemblé une importante documentation iconographique sur le destin singulier de Rafael, un jeune esclave cubain vendu à un marchand espagnol, qui est devenu à la fin du XIXe siècle le premier artiste noir ayant connu la célébrité en France. Rafael arrive en Europe à l’âge de dix ans.  Il n’a pour seul bagage que les gestes qu’il a appris quand il était enfant en regardant les esclaves noirs qui dansaient sur le port de la Havane.Un jour qu’il danse dans un bar, il est repéré par un célèbre clown anglais, qui l’emmène à Paris. Nous sommes en 1886. La plupart des Français n’ont encore jamais vu de noirs. Quelques entrepreneurs de spectacle exploitent la curiosité du public en exhibant des « sauvages » aux Folies Bergères ou au jardin d’acclimatation. En France, on se moque de lui. On le surnomme « Chocolat ». Rafael serre les dents et transforme son « handicap » en atout. Puisqu’il fait rire, il deviendra clown ! En 1888, il triomphe au Nouveau-Cirque dans La Noce de Chocolat. À la fois clown, danseur, chanteur, il est le roi des nuits parisiennes. Toulouse Lautrec fait son portrait ; il est filmé par les frères Lumière. Son personnage inspire les écrivains, les publicitaires, les fabricants de jeux, de jouets et de marionnettes. Des affiches, photographies, extraits de journaux et de films, caricatures, images publicitaires, documents sonores qui constituent autant de documents exceptionnels seront présentés pour la première fois au grand public dans cette exposition. En suivant l’histoire de Chocolat, il s’agit aussi de rappeler le rôle précoce qu’a joué la culture des esclaves afro-américains dans le spectacle vivant en France.

  • commisaire d’exposition Gérard Noiriel
    réalisation Martine Derrier
    assistante Bénedicte Ferreira
    graphisme Alexandre Berger
    imprimeur Graphipro
    production Collectif DAJA
    coproduction Les Petits Ruisseaux
    remerciements pour leur soutien à la Ville de Paris, le CGET, la DILCRA, la Région Île-de-France, Gaumont et Mandarin Cinéma
    remerciements pour leurs dons à Laurent Besse, Alain Français, Annick et Roger-Yves Élias, Jean-Yves Bertrand, Michel Violet, Christiane Duluet, Aboubacar Boina
    remerciements pour leur aide à Aurora Medina, Sandrine Cardon, Dimitria de la Maison Victor Hugo de la Havane, Élise Oudot du FIAP, Aurélie Courteille, Mohammed Ouadanne et le réseau Mémoires-Histoires en Île-de-france, La Ligue de l’enseignement Paris et Bayard éditions

  • 3 → 28 février
    du mardi au samedi 14h → 20h
    nocturne jeudi 4 février 14h → 22h
    nocturne vendredi 5 février 14h → 22h
    nocturne jeudi 11 février 14h → 22h
    le dimanche 14h → 19h
    fermée le lundi
    entrée libre

Autour de l'exposition

6 et 11 février 2016
Rencontre  /  Visite guidée

Visites guidées

avec Gérard Noiriel, commissaire de l'exposition

samedi 6 février → 15h
jedi 11 février → 19h
entrée libre, réservation conseillée

7 février 2016
Théâtre

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Chocolat Blues

Rafael a le blues. Il peste contre ceux qui n’ont jamais reconnu le rôle majeur qu’il a joué dans l’histoire du spectacle vivant en France. Il nous raconte l’aventure qu’a été sa vie, images et musiques à l’appui. Ce seul en scène est conçu comme une petite forme combinant comédie, danse et vidéo dans l’espace de l’exposition.

18 février 2016
Projection  /  Rencontre

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Hors les murs - Séance spéciale Chocolat

Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu'il forme avec Footit,va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l'argent facile, le jeu et les discriminations n'usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun.
Le film sera présenté au cinéma Chaplin St Lambert (6 rue Péclet, 75 015 Paris ) par Gérard Noiriel et suivi d'une séance de signature.